Mode

Perrin, la chaussette bourguignonne qui se vend jusqu’en Chine

Les premiers froids arrivent, c’est le moment d’équiper ma petite famille en chaussettes, Made in France évidemment. J’en ai trouvé de très belles avec des noms de marque fort amusants. Des modèles fantaisie « Berthe aux grands pieds » pour moi – un clin d’œil à la mère de Charlemagne et pourquoi pas à ma grande taille, pas celle des pieds !, pour mon mari, de la fantaisie également avec des modèles aux couleurs criardes et surtout réversibles de la marque « Dagobert » – ce « bon roi » du temps des Francs, qui s’était, selon la chanson, rendu à un Conseil avec « sa culotte  à l’envers » – et du très classique « Les chaussettes françaises » pour le fiston.

Trois marques de la Bonneterie Perrin installée à Montceau les Mines au cœur de la Bourgogne, qui fabrique et commercialise des collants et des chaussettes haut de gamme 100 % français depuis 1924. Et, cette entreprise se visite! Ce sont Franck et Martine, patrons des lieux, qui vous feront découvrir  le savoir-faire exceptionnel de cette bonneterie, en particulier le remaillage à la main. Chez Perrin, on travaille encore sur des machines datant des années 30 mais on innove constamment. Une devise presque centenaire « Nous avons le savoir-faire et nous voulons le faire savoir » et trois maîtres-mots « imagination, audace et authenticité ».

Des chiffres qui parlent : 100 employés, 6000 paires par jour, 250 modèles créés par saison, 2000 points de vente spécialisés en France, et même une Boutique à l’Assemblée Nationale, 500 à l’export, dont en Corée, au Japon et surtout en Chine, où la société vend 30% de sa production. Quel joli pied de nez à la concurrence asiatique !

Comme quoi, en Bourgogne, il n’y a pas que les « grands crus » qui s’exportent, les chaussettes également.

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