Haute-Vienne Mode

J.M. WESTON, une chaussure mystérieuse qui brouille les pistes…

Bien qu’elle ait un nom Made in America, cette chaussure de luxe est bien 100% Made in France ! La belle histoire débute en 1891 lorsque Edouard Blanchard (et non Jean -Marie Weston !), bottier de profession, décide de créer sa manufacture à Limoges, dans cette région connue traditionnellement par l’excellence du tannage et du travail du cuir.

Mais pourquoi ces purs produits du Limousin s’appellent-ils des Weston ? Tout part en 1904 du séjour d’Eugène, le fils d’Edouard, aux Etats Unis pour étudier des méthodes innovantes de production. Eugène découvre ainsi à Weston dans le Massachusetts le cousu Goodyear, une technique de montage qui confère à la chaussure une résistance à toute épreuve. C’est en souvenir de cette aventure américaine qu’il déposera la marque J.M. Weston en 1922.

Le cousu Goodyear ne sera pas la seule innovation introduite par Eugène lorsqu’il succèdera à son père en 1919. Priorité sera donnée à la qualité par rapport à la quantité et à une fabrication en plusieurs largeurs en proposant également des demi-pointures. Des idées de génie qui feront le succès de Weston en France et à l’étranger. Aujourd’hui la marque est présente dans 40 boutiques à travers le monde, en commençant par New-York dès 1986. J.M. Weston chausse les plus grands de nos Hommes d’Etat, des Présidents aux Premiers Ministres, tout en fournissant les bottes pour la Garde Républicaine. Que faire de mieux pour servir la République !

La prestigieuse enseigne a toujours souhaité valoriser le travail de ses quelques 200 salariés, qui assurent à Limoges l’ensemble des étapes de fabrication – pas moins de 150 prises en main et deux mois de travail, du choix du cuir à la finition – et elle attache beaucoup d’importance à la transmission de ces savoir-faire d’exception. L’entreprise a ainsi créé la fondation J.M Weston en 2011.

J’ai eu ce privilège d’avoir être invitée à un cocktail au siège parisien de l’entreprise. L’occasion d’assister à un magnifique ballet de derbys, richelieus  ou mocassins et d’apprécier la beauté et la précision du geste de ces artisans qui font la réputation de la marque. Celle aussi de rencontrer la relève, cette jeunesse fière de travailler pour cet emblème du luxe à la française.

Rencontre avec Alexandre Naneix, couseur sur forme. Après un CAP de cordonnier bottier chez les Compagnons, il intègre J.M. Weston, comme son père avant lui.

 

Rencontre avec Coralie Giry, coupeuse pour chaussures et ceintures depuis 9 ans.

 

Rencontre avec Vongkingkéo Chanthakhorob, responsable du Bureau d’Etudes.

J.M. Weston, labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant, fait indéniablement partie des trois gloires emblématiques de Limoges avec la porcelaine et la gare de Bénédictins ! Quelle belle marque, quel beau savoir-faire… et surtout quelle success story!

 

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2 commentaires

  • Répondre ceinture ed hardy homme 26 décembre 2016 at 12:44

    Hé hé! J’ai la même suspension origami dans ma vraie cuisine ! ; ) J’adore!

  • Répondre casquette wati b 4 janvier 2017 at 23:31

    Merci pour cet article

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