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Les produits cosmétiques L’Occitane, la success-story d’un passionné de sa belle Provence

Nathalie Schraen Guirma

L’Occitane en Provence, cette marque de produits de beauté, vous la connaissez certainement par ses multiples magasins et sa boutique en ligne. Elle fait d’ailleurs partie des enseignes préférées des Français, la sixième au classement 2014.

Savez-vous que cette entreprise de dimension mondiale a été fondée il y a 40 ans par un étudiant en lettres, écolo de coeur. Ce conte provençal moderne commence à Manosque, cette cité des Alpes de Haute Provence si chère à Jean Giono, où Olivier Baussan, alors âgé de 23 ans, achète un vieil alambic découvert dans un garage. Son projet est de valoriser les produits de terroir et les savoir-faire de sa belle région en revisitant les traditions de distillation de plantes locales comme la lavande, le romarin et le cade. Des « recettes de grand-mère » qu’il affine avec l’aide d’un savonnier et vend sur les marchés sous la marque L’Occitane.

La société s’implante lentement : une usine à Manosque en 1981, une dizaine de boutiques en 1992. Son développement s’accélère avec l’arrivée de Reinold Geiger, un investisseur autrichien qui crée en 1997 le Groupe l’Occitane et lui donne son ampleur actuelle : cinq marques de produits cosmétiques et de bien-être, 65 millions de flacons, pots et tubes fabriqués par an, 2800 boutiques dans 90 pays (150 en France), 8000 salariés (1500 en France), un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros dont 90% à l’export.

Pourtant, ce succès industriel et commercial n’a de sens pour Olivier Baussan, devenu directeur artistique du Groupe, que si l’Occitane conserve ses valeurs initiales. L’entreprise s’est ainsi engagée « pour une cosmétique naturelle dédiée au bien-être dans le respect des savoir-faire hérités de Provence ».

Les matières premières qu’utilise la marque historique et principale du Groupe, désormais dénommée L’Occitane en Provence, proviennent toutes du sud de la France ou de la Méditerranée à l’exception du beurre de karité produit par des associations de femmes au Burkina Faso. De plus, l’entreprise, dont la production demeure essentiellement réalisée à Manosque – une usine de 48 000 m2 comprenant un laboratoire d’une centaine de chercheurs – est régulièrement mise en exergue comme « modèle d’organisation faisant de l’homme, l’environnement et la territorialité sa préoccupation ».

En outre, Olivier Baussan, qui se déclare« plus proche des agriculteurs que de la Bourse », s’attache à promouvoir d’autres produits provençaux. Après avoir été le promoteur de l’huile d’olive de Provence en fondant Oliviers & co et Première Pression Provence , il a racheté les calissons du Roy René dans l’idée de relancer la production d’amandes en Provence. À suivre dans un prochain article… 😉

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Découvrez l’art de la parfumerie, chez Fragonard !

Qu’il est à la fois agréable et compliqué de choisir son parfum ! Trouver une fragrance qui vous plaise, qui convienne à votre peau et qui soit un facteur d’identité et d’originalité, ce n’est pas simple, n’est-ce pas mesdames et aussi messieurs puisque la gent masculine utilise de plus en plus cette arme de séduction !

Au fait, comment fabrique-t-on ces substances aromatiques? Pour cela, suivez-moi dans la parfumerie Fragonard, du nom de Jean- Honoré Fragonard, ce célèbre peintre du 18ème natif de Grasse et lui-même fils d’un maître-gantier parfumeur. L’entreprise est située au cœur de cette belle cité azuréenne devenue la capitale mondiale des parfums à partir du 19ème siècle.

Le choix de cet établissement familial d’une trentaine de salariés, qui fête en 2016 ses 90 ans, n’est pas anodin. D’abord, la Maison Fragonard, qui propose un catalogue d’une centaine de produits et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 50 millions d’euros, fait partie des quelques grandes parfumeries indépendantes dans un marché français désormais dominé à 80% par des chaînes. Surtout, ses dirigeantes, Agnès et Françoise Costa arrière-petites-filles du fondateur, « laissent ouvertes » les portes de l’établissement. Ainsi chaque année, plus de 300 000 visiteurs découvrent les différentes étapes de fabrication des parfums dans l’usine historique de Grasse (1000 000 si l’on ajoute le site niçois d’Eze et le Musée du Parfum ouvert à Paris).

Fabriquer un parfum commence par l’extraction des essences des fleurs et autres variétés végétales, avec l’aide de solvants volatils et de techniques anciennes de distillation et d’enfleurage ou ultramodernes comme la chromatographie. Une fabrication qui utilise également des produits d’origine animale (ambre gris, musc, civette, castoréum) et de plus en plus des matières premières de synthèse, notamment pour des contraintes écologiques liées à la protection des espèces.

Puis, les artisans-parfumeurs, ces « nez » capables de mémoriser jusqu’à 3000 odeurs, réalisent les compositions des différentes familles de fragrances plus ou moins volatiles mélangées à d’autres plus intenses, qui donneront les parfums. Là encore, la société grassoise se montre pionnière en organisant des ateliers d’initiation à la mémorisation olfactive, à l’assemblage de parfums et à la reconnaissance des fameuses trois « notes », de tête, de cœur et de fond, les caractérisant.

Le style Fragonard, c’est de ne plus être simplement une « usine à parfums » mais de faire découvrir par le plus grand nombre l’art de la parfumerie. Cette entreprise emblématique du Made in Grasse se révèle ainsi une séduisante ambassadrice de la ville pour l’inscription au Patrimoine immatériel de l’Humanité de ses savoir-faire exceptionnels dans ce secteur : la culture des fleurs, leur transformation en essences et la composition des parfums.

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Eccity, la start-up grassoise dont les scooters électriques font de plus en plus de bruit !

Non, il se s’agit pas d’un canular, ni de mettre en doute le caractère silencieux de ces motocycles Made in Grasse mais simplement de constater leur succès de plus en plus retentissant ! Figurez-vous qu’après avoir équipé la Ville d’Aix-en-Provence, la start-up Eccity a été choisie par la Ville de Paris pour remplacer son parc de deux-roues. 400 scooters de son dernier modèle l’Artelec 670 à livrer sur 4 ans et la notoriété d’équiper les services de la Capitale !

Comment une start-up a-t-elle pu produire un scooter électrique capable de s’imposer dans ce secteur de plus en plus concurrentiel, marqué par la présence de grandes marques comme Peugeot, BMW et Matra ? C’était le défi lancé par Christophe Cornillon, un ingénieur passionné de moto, en créant Eccity en 2011. L’objectif était de « proposer un scooter efficace comme le thermique et accessible en répondant aux exigences de comportement routier et de maintenance sur le marché européen ».

Le projet n’était pas de fabriquer entièrement la « machine » mais de la concevoir, de travailler avec des partenaires industriels pour la réalisation des pièces – le châssis en Grèce, les batteries en Allemagne et les parties mécaniques dans la région niçoise- et de faire l’assemblage à Grasse, en apportant une valeur-ajoutée d’innovation « pour faire la différence ». Un programme réalisé par 5 ingénieurs et techniciens férus en technologie avec un soutien financier de l’Etat et de la Région.

Quatre ans plus tard, le pari est gagné avec l’Artelec 670. Un scooter aux performances inégalées pour ce type de motocycle  – une puissance comparable à celle d’un engin à essence 125 cm3, une vitesse de pointe de 100 km/h, une autonomie de 100 km après 8 heures de charge sur une simple prise de 220 volts – grâce à la mise au point par Eccity d’un système innovant d’optimisation de la température interne des batteries lithium-ion placées dans le carénage, que la start-up a breveté.

A ces caractéristiques techniques s’ajoutent l’élégance du design, la qualité du comportement routier et de la maintenance, un prix accessible, de l’ordre de 8000 euros, ainsi que les deux avantages propres à la propulsion électrique : son caractère silencieux et l’absence de pollution. On comprend ainsi le succès d’Eccity auprès de passionnés des deux-roues pour une conduite urbaine agréable et respectueuse de l’environnement comme de professionnels du public et du privé pour des services comme les livraisons à domicile. La start-up vise une production de 300 scooters en 2016 contre 50 en 2015 !

Souhaitons à cette jeune entreprise innovante de la Cité des Parfums, qui parie sur les véhicules électriques, de continuer à faire du bruit dans ce secteur en pleine évolution, en remportant d’autres grands appels d’offres urbains en France et en Europe, pour le plus grand bien du Made in France et de notre Planète.

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Les « verres bullés » de Biot dans la région de Cannes, au hit-parade des visites d’entreprise en France

Depuis des siècles, les maîtres-verriers s’emploient à obtenir le verre le plus transparent possible, le plus cristallin, en usant des techniques les plus complexes….sauf à Biot dans la région de Cannes.  Ici, les bulles, on les aime, on les vénère! Ce sont elles qui font la particularité et la renommée internationale de la verrerie de Biot. Elles apportent du caractère, de la texture et même un côté festif. La preuve, dans une coupe de verre de Biot, quand vous avez terminé votre champagne, il reste encore des bulles!

Quand on pense que ce « verre bullé » est né d’un défaut d’affinage ! Eloi Monod, le créateur de l’entreprise en 1956, a eu l’idée géniale de faire de cette erreur une marque de fabrique. En apprenant à maîtriser les bulles, les maîtres-verriers de Biot ont changé la destinée de leur village.

En 1973, la verrerie a été rachetée par la famille Lechaczynski. Aujourd’hui, ce sont les enfants, Anne (présidente) et son frère Serge (directeur général) qui s’activent à faire connaître au plus grand nombre la tradition du verre bullé. 700 000 touristes, dont la moitié d’étrangers, viennent chaque année à Biot découvrir la verrerie. C’est la deuxième entreprise la plus visitée en France.

Cette visite, je vous la recommande « chaudement ». Vous assisterez au soufflage de verre, en toute sécurité derrière une barrière, car la matière en fusion prête à être cueillie dépasse les 1100 degrés. Les plus téméraires pourront même s’improviser verriers, en apprenant à tourner la canne puis à souffler le verre.

Parce qu’il est primordial d’innover dans l’univers des métiers d’art, Anne et Serge multiplient les collaborations. La dernière en date, celle du regretté grand maître-verrier Jean-Claude Novaro avec qui ils ont créé le verre bullé luminescent. Grâce à une poudre « secrète » mélangée à la pâte lors de la conception, le verre se charge de lumière le jour, ce qui le rend fluorescent la nuit. Juste magique! Serge gère également la Galerie Internationale du Verre qui accueille, chaque premier vendredi de juillet, les Verriales, une exposition d’oeuvres contemporaines (en verre bien évidemment) réalisées par des artistes internationaux.

Les verreries de Biot, labellisées Entreprise du Patrimoine Vivant, participent ainsi à faire rayonner à travers le monde les arts de la table à la française! Chapeau bas à Anne et Serge qui font tant pour développer le tourisme d’entreprise sur la Côte d’Azur.

Bien-être Provence-Alpes-Côte d'Azur

Le Savon noir à l’huile d’olive de chez Marius Fabre 100% Made in Provence, votre futur meilleur ami…

Avez-vous déjà remarqué à quel point les journées précédant le départ en vacances sont épuisantes ? Trouver le voisin qui nourrira le chat, qui arrosera les plantes… Pour moi, une fois la valise bouclée, la dernière étape, c’est le récurage de l’appartement. J’adore rentrer de congés dans un chez moi, qui sent bon le propre.

Et, pour ce grand nettoyage, je délaisse désormais les détergents chimiques ultra-moussants pour revenir aux produits ménagers naturels comme le savon noir et le savon de Marseille, qui remplissent à la perfection la règle des 3 « E » : Ecologique, Economique et Efficace et qui ont en plus des vertus antibactériennes !

J’ai justement eu un coup de cœur pour la savonnerie Marius Fabre installée à Salon de Provence depuis 1900. Cette entreprise familiale, qui fabrique depuis quatre générations le véritable savon de Marseille selon un procédé de fabrication mis au point à l’époque de Louis XIV, est dirigée depuis 2010 par deux sœurs Marie et Julie Bousquet-Fabre, arrières petites filles de Marius.

C’est à Paris, lors d’un salon d’exposition de produits emblématiques de la Provence, que Marie m’a fait découvrir leur autre spécialité, le savon noir à base d’huile d’olive concentrée dont la formule inédite a été brevetée pour lutter contre les nombreuses contrefaçons.

On n’imagine pas toutes les étapes qui sont nécessaires pour réaliser ce produit « extra pur » et de grande qualité, entre le choix des meilleures huiles et la cuisson du savon dans des chaudrons à ciel ouvert pendant plusieurs jours. Un savoir-faire rare, qui n’est plus partagé que par quelques autres établissements de la région de Marseille et qui a valu à la savonnerie Marius Fabre d’être labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant.

Encore bravo à ces deux soeurs qui défendent avec tant d’ardeur ce patrimoine 100% provençal. Pour ma part, les indispensables pour le ménage sont désormais le vinaigre blanc et le savon noir !

 

 

 

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Le «must have» de votre été, le seau à champagne en terre cuite des Poteries RAVEL

Du bon rosé et des glaçons, ça sent l’été qui approche à grand pas… Et le succès du rosé, c’est sa fraicheur. En général, on planque les seaux à champagne qui font tache dans la décoration de la table, mais celui que je vous présente, est tellement stylé qu’on l’achète et qu’après, on construit la salle à manger qui va avec !

Il est signé des Poteries RAVEL à Aubagne, en collaboration avec le designer JMM Massaud.  En plus d’être esthétique, le seau est en terre cuite, ce qui est essentiel, car le soleil chauffant de l’extérieur, l’eau peut s’évaporer et il ne reste que la fraîcheur.

Cela fait maintenant cinq générations, que les Poteries RAVEL maîtrisent à la perfection la fabrication de pots en terre cuite vernissée. Leur spécialité, outre les seaux à champagne, ce sont les pots de fleurs de très grandes tailles, jusqu’à un mètre de diamètre, et je peux vous dire que ça en jette ! La réalisation de ces poteries XXL demande un personnel qualifié et la maîtrise de machines rares, qui font partie du patrimoine de l’entreprise. D’ailleurs la poterie se visite et je vous encourage vivement à y aller. Le cadre est sublime, une bâtisse du 19ème siècle, où vous serez accueilli chaleureusement.

Aujourd’hui l’entreprise est dirigée par deux charmantes sœurs Julie et Marion, qui sont très fières de proposer une poterie 100% Made in Aubagne. La terre est extraite de leur carrière avant d’être exploitée dans leur atelier. Une façon pour elles de maîtriser et contrôler toutes les étapes de fabrication et de s’assurer d’une argile impeccablement travaillée. Enfin, leur collaboration avec des grands noms du design leur permet de renouveler régulièrement leur gamme. La dernière en date est celle de Monsieur Christian Lacroix en personne, qui a dessiné et signé une collection unique de céramiques intitulées « mythologie ».

Une exigence qui porte ses fruits, puisque ce grand nom de la poterie provençale se retrouve dans des jardins prestigieux comme ceux du Louvre, ou encore du château de la Reine du Danemark.

Aucun doute, les poteries RAVEL sont de véritables symboles de l’art de vivre à la provençale ! 

Artisans d'art Décoration Provence-Alpes-Côte d'Azur

Comment donner du relief à son appartement…

« Le printemps est arrivé ». Le moment de faire un lifting à ……. mon appartement ! Mais « lifting » ne fait pas très Made in France, disons alors « rénovation ». Je pourrais par exemple installer un plafonnier ou une corniche décorative en staff. Cela redevient tendance, paraît-il. Mon intérieur sera métamorphosé et mes amis vont être bluffés. Lire la suite