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Le goût à la française

Le goût à la française les Hauts-de-France

Le Merveilleux de Fred, une autre merveille de pâtisserie Made in Lille

schraen guirma made in france

Les gaufres Meert, l’un des goûters préférés du Général de Gaulle fabriqué dans la capitale des Hauts-de-France depuis le milieu du 19ème, vous les connaissez sûrement. Mais la gastronomie lilloise produit désormais d’autres gourmandises sucrées à la renommée internationale, les Merveilleux de Fred.

Une belle histoire que celle de Frédéric Vaucamps ayant revisité en 1985, à l’âge de 22 ans, la recette de ce gâteau traditionnel des Flandres. Une pâtisserie en forme de demi-sphère, composée de deux meringues reliées par une épaisse couche de crème fouettée au chocolat et recouverte de copeaux de chocolat noir. L’objectif de Fred, apprenti pâtissier dès l’âge de 14 ans, était de gagner en légèreté et de varier les parfums.

Le passage de la confection de desserts à la création d’une entreprise de pâtisserie n’a cependant pas été chose facile, comme le souligne Frédéric Vaucamps pour qui « tout se forge à coups de chance, échecs, réussites et tentatives ». Une première boutique « Aux Merveilleux de Fred » a été ouverte à Lille en 1995.

Depuis, les ouvertures s’enchaînent régulièrement avec actuellement une quinzaine de magasins en France et à l’étranger (Berlin, Genève, Londres, New-York et Shanghai en prévision) proposant toute une panoplie de merveilleux  dans différents formats : l’Original au chocolat et ses cinq « petits frères » , l’Excentrique à la cerise Cherry, l’Impensable au café, l’Incroyable au spéculoos le Magnifique au praliné et le Sans-Culotte au caramel.

Frédéric Vaucamps est aujourd’hui à la tête d’une PME de plusieurs dizaines de salariés ayant réalisé un chiffre d’affaires de plus de 2,5 millions d’euros en 2016, tout en ne négligeant pas de revenir régulièrement « derrière les fourneaux » dans sa boutique initiale du Vieux-Lille.

Quel magnifique exemple pour tous les jeunes que la création en pâtisserie passionne et quelle aubaine pour moi, qui adore les gourmandises sucrées, lors des visites à mes parents du côté de la capitale des Flandres ! L’occasion de me faire une double «cure», de gaufres et de merveilleux !

 

 

Art de la table Le goût à la française Rhône-Alpes

L’Opinel, ce couteau savoyard devenu un objet culte du Made in France

Made in France Schraen Guirma

Qui ne connaît pas l’Opinel, ce couteau pliant à manche de bois et à la lame estampillée d’une « main couronnée » ? Il accompagne depuis 125 ans nombre de bricoleurs, randonneurs, cuisiniers et autres artisans. D’ailleurs son nom est entré en 1989 dans le Larousse pour désigner ce type de couteau fermant.

Une pareille consécration est loin d’être usurpée car, depuis leur création en 1890 par Joseph Opinel alors âgé de 18 ans, plus de 350 millions de ces couteaux ont été vendus dans 80 pays. La société familiale d’une centaine de salariés a produit 4 millions d’unités en 2015 dans sa nouvelle usine de Chambéry pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, dont 45% à l’export.

Pourquoi un tel succès dans un secteur aussi concurrentiel que la coutellerie? Pour le comprendre, je suis allée au Musée Opinel installé à Saint Jean de Maurienne cité de naissance de l’entreprise, où j’ai eu l’honneur d’être reçue par son créateur Jacques Opinel, cousin de Denis, directeur actuel de l’entreprise.

Jacques Opinel m’y a fait découvrir le secret de la réussite de l’établissement  : « innover sans dénaturer ». La gamme actuelle des couteaux numérotés par taille est restée quasi identique à celle créée par Joseph en 1897. Le plus petit, le n°2, est doté d’une lame de 3,5 cm, le n° 12 d’une lame de 12 cm auquel s’ajoute depuis 1970 un n° 13, le « géant » disposant d’une lame de 22 cm ! Il a existé un n°1, et n° 11, mais dont les productions ont très vite disparu.

Mais, si le design des Opinels est inchangé depuis plus d’un siècle, l’entreprise a toujours été à la pointe de l’innovation. Elle a conçu et breveté en 1955 une virole pour bloquer la lame dépliée, puis en 2000 un système la bloquant en position fermée. De même, le Musée décrit les progrès technologiques pour la fabrication de la lame en acier (découpe, traitement thermique, meulage et polissage) et celle du manche en bois (façonnage et vernissage). En revanche, l’assemblage avec la pose de la virole se fait encore aujourd’hui manuellement. Ces efforts continus ont débouché sur la production d’un couteau simple (en bois et en acier), beau, pratique, au prix modéré et d’une qualité irréprochable, avec une fabrication 100% française.

Une réussite qui ne se traduit pas seulement en termes économiques car, comme le souligne Jacques, le couteau de poche Opinel est devenu une icône du design en étant répertorié dans le catalogue du Musée d’Art Moderne de New-York et en figurant parmi les cent objets les mieux dessinés au monde, à côté de la Porsche 911 et de la montre Rolex, selon le Victoria and Albert Museum de Londres.

Depuis la marque n’a cessé de diversifier sa gamme en proposant des couteaux de cuisine aux couleurs chatoyantes, de jardinage, (serpette, couteau de champignons… ), de bricolage et j’en passe!

Quel bel exemple donne cette entreprise familiale ancrée dans la Savoie, dont les couteaux, véritables objets cultes du Made in France, font désormais partie du patrimoine français ! Permettez-moi également d’avoir une pensée pour Jacques Opinel et sa famille en cette période douloureuse qui a vu disparaître le 17 août 2016 Maurice Opinel, petit-fils du fondateur et Président de la société. Maurice était un visionnaire qui a fortement participé à moderniser l’entreprise et à lui donner cette dimension internationale. Il aura eu le temps de voire naître la 1ère filiale américaine de la marque, lancée au printemps 2016 à Chicago.

Nathalie Schraen Guirma

En compagnie de Jacques Opinel et de l’explorateur Jean-Louis Etienne, devant le Musée Opinel.

 

Le goût à la française Rhône-Alpes

Valrhona, l’entreprise qui cultive l’amour du chocolat au cœur du vignoble rhodanien

La vrai pays du chocolat, c’est la France!

C’est vrai, j’ai longtemps cru que les meilleurs chocolats venaient de chez nos amis suisses ou belges. Mais, rassurez-vous, j’ai évolué ! Au cours de mes désormais multiples voyages à l’intérieur des régions, j’ai découvert que les productions de nos maîtres chocolatiers n’ont rien à envier à celles de nos chers voisins. Allez,  faute avouée à moitié pardonnée , je vous emmène au bord du Rhône à Tain-l’Hermitage, charmante cité où l’on produit à la fois l’un des crus les plus renommés des Côtes du Rhône et du merveilleux chocolat.

A Tain chez Valrhona, on fournit du chocolat pour les pâtissiers depuis 1922 et l’on s’attache à maintenir les méthodes artisanales qui fondent le succès de la chocolaterie depuis près d’un siècle. Pas question cependant de se figer dans la tradition. Les maîtres-mots sont « recherche et innovation » afin de rester précurseur pour des produits aux arômes toujours plus subtils et typés.

Pour obtenir un chocolat d’exception, il est impératif de disposer d’un cacao exceptionnel. Valrhona y veille en travaillant dans la durée avec des plantations partenaires d’Amérique, d’Afrique ou d’Asie, sélectionnées pour le potentiel aromatique de leurs cabosses et la qualité de la fermentation et du séchage des fèves.

Inversement, l’excellence du cacao ne garantit en rien celle du chocolat! Et c’est dans la fabrication que s’expriment pleinement le savoir-faire et l’esprit d’innovation des 600 salariés de l’entreprise, où voisinent des machines des années 50 et les équipements les plus modernes. Il faut en effet compter une dizaine d’opérations pour passer de la fève à la tablette. Après le contrôle des qualités sensorielles, les fèves sont torréfiées, concassées, assemblées, broyées et mélangées avec les autres ingrédients pour obtenir la pâte qui est ensuite malaxée, cristallisée et moulée, avant la phase des finitions !

La Maison Valrhona a ainsi créé depuis 1986 une quinzaine de « grands crus » à déguster, du premier, le Guanaja le chocolat le plus amer du monde, au petit dernier, le Dulcey, un chocolat « blond » mis au point en 2012, ainsi qu’une large gamme de « grands crus »   à pâtisser et de pralinés et ganaches. La qualité de tous ces produits à forte valeur ajoutée – un chiffre d’affaires global de l’ordre de 150 millions d’euros – est reconnue par les plus grands professionnels de la gastronomie et les amateurs du monde entier.

Pour les dirigeants de l’entreprise, l’autre priorité est de « cultiver l’amour du chocolat ». Dans cet esprit, le talentueux directeur de la création, Frédéric Bau, a fondé à Tain en 1989 une Ecole du Grand Chocolat ouverte aux chefs pâtissiers. De plus en 2013, la société a installé, à proximité de la chocolaterie historique, une Cité du chocolat où l’on peut découvrir les gestes et savoir-faire des artisans en entrant virtuellement au sein des ateliers. En 3 ans, la Cité a accueilli plus de 220 000 visiteurs.

Chapeau bas à Valrhona, fleuron du Made in France gastronomique, pour son engagement à faire encore plus aimer ce produit béni des gourmets qu’est le chocolat !

Le goût à la française Rhône-Alpes

Tefal, une poêle haute-savoyarde au sommet de l’innovation

La poêle Tefal, vous l’avez certainement déjà utilisée, surtout si, comme moi, vous aimez les cuissons sans ajout d’huile ou de beurre et si vous avez un faible pour les ustensiles qui n’attachent pas et se nettoient facilement. Nous sommes d’ailleurs loin d’être les seuls car elle est considérée comme l’article culinaire le plus célèbre au monde. Une notoriété qui s’exprime jusque dans les jeux de société car Tefal fait partie des quelques marques françaises, comme Caddie et Opinel, dont le nom devenu commun est valable au scrabble. Pour Des chiffres et des lettres, je n’ai pas vérifié !

Comment expliquer ce succès phénoménal ? Tout part en 1956 de l’invention par un ingénieur français, Marc Grégoire, d’un revêtement « qui n’attache pas ». Pour cela, il réussit à fixer sur une surface en aluminium le téflon, un matériau chimique découvert par la firme américaine Dupont de Nemours, « qui ne colle à rien ». La première poêle antiadhésive, qui révolutionnait la manière de cuisiner en réduisant au minimum le besoin de matière grasse pour cuire les aliments, était fabriquée. La société Tefal, nom contracté de téflon et d’aluminium, était créée et l’usine, d’abord francilienne, s’installait en 1961 à Rumilly en Haute Savoie à proximité d’un site de production d’aluminium.

Mais cette géniale invention n’explique pas tout car depuis 60 ans, la vie de la société Tefal n’a rien « d’un long fleuve tranquille ». L’entreprise, dont les 1600 salariés produisent annuellement à Rumilly plus de 50 millions de poêles et de casseroles vendues dans le monde entier – un chiffre d’affaires de 360 millions d’euros en 2014 – doit constamment innover pour s’imposer face à la concurrence. Il faut, selon ses dirigeants «  rendre l’innovation visible par le consommateur pour combattre la déferlante de produits de premier prix sans marque ».

Les chercheurs de Tefal font ainsi évoluer régulièrement les produits – fabrication d’autres articles comme les sauteuses, les gaufriers, les pierrades – et surtout les revêtements, avec, ces dernières années, la réalisation d’un revêtement céramique antiadhésif et la mise au point du Thermo-Spot, une pastille rouge  située au fond de la poêle qui permet de savoir quand la bonne température est atteinte. Quel parcours depuis la première poêle Tefal, à usage réservé à Colette Grégoire l’épouse de Marc et désormais exposée au musée Dupont de Nemours à Wilmington dans le Delaware aux Etats-Unis !

Eh oui, au cœur de cette superbe région de Haute-Savoie, fière de ses sommets alpins, la poêle Tefal représente un autre sommet, en innovation culinaire et au profit d’une cuisine saine qui respecte les produits.

Centre Val de Loire Le goût à la française

Chez Panibois au cœur de la Sologne, le bois ne sert pas à cuire mais à faire cuire !

En France, c’est bien connu, nous sommes les champions du monde de la boulangerie et nous fabriquons des fours à bois de qualité exceptionnelle. De plus, et cela est moins connu, nous avons inventé la cuisson du pain «dans le bois » !

Tout est venu en 1993 de l’idée géniale de Philippe Bouton-Hughes, un entrepreneur installé à Marcilly-en-Villette en Sologne, qui, ne trouvant plus de débouchés pour ses barquettes d’emballage de fraises, propose à des boulangers de les utiliser comme moules de cuisson. Et, contrairement à leurs craintes, les barquettes en bois ne brûlent pas ! Il n’y avait d’ailleurs aucun risque car, selon Philippe, la température d’un four à pain ne dépasse jamais 250°C et la feuille de bois utilisée, de peuplier encore vert, ne se consume pas au-dessous de 300°C.

De fait, les artisans-boulangers sont séduits par ce procédé pratique et esthétique, leur permettant de démouler le pain, puis de le replacer tranché dans la barquette, selon le concept de corbeille à pain. Ils constatent surtout que la cuisson dans le bois est plus uniforme, qu’elle garde le moelleux et garantit une meilleure conservation dans le temps grâce aux qualités de régulation d’humidité et d’isolant thermique du bois.

C’est le début d’une success-story pour la société Panibois, créée par Philippe Bouton-Hughes en 1994, qui multiplie les innovations : collage instantané du bois déroulé pour éliminer les agrafes avec leur risque de corrosion, ce qui ouvre les marchés de la charcuterie et de la restauration rapide – équipement d’une toile de lin alimentaire démontable (et donc lavable) – tressage en bois cousu – mise au point d’un cercle à tarte et de modèles ronds, carrés ou octogonaux, etc…..

Actuellement, l’établissement Panibois, repris en 2012 par un jeune ingénieur Olivier de Bussac, propose une trentaine de modèles de moules en bois pour les artisans de métiers de bouche, des boulangers-pâtissiers aux charcutiers en passant par les fromagers et les restaurateurs-traiteurs. Des articles fabriqués à partir de bois naturels et non traités dans l’usine de Marcilly, qui emploie 45 salariés (contre 2 à sa création) et compte quatre installations automatiques produisant chacune 3000 pièces à l’heure. Elles sont ensuite séchées pendant trois jours sur le site.

Bravo à cette dynamique entreprise solognote, tournée vers l’innovation, qui s’exporte déjà dans 42 pays – un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros, dont 50% à l’étranger- , qui participe à la renommée d’une gastronomie française de qualité et qui, ce n’est pas le moins important, met en avant les qualités techniques et valorise l’image de cette belle et noble matière qu’est le bois !

Aquitaine Le goût à la française

Avec les planchas Tonio, inutile d’attendre l’été pour s’offrir de bonnes grillades entre amis

Vous l’avez sûrement constaté, « cuisiner à la plancha » a de plus en plus d’adeptes en France ! Ce mode de cuisson est venu tout simplement révolutionner le monde des grillades.

Avec une plancha la cuisine, c’est rapide, convivial (autant que les grillades sur barbecue), cela nécessite peu de matières grasses … et surtout ne produit quasiment pas de fumée! Comment ne pas nous séduire?

Le principe de ce mode de cuisson est de saisir les aliments à feu très vif (de l’ordre de 300 °C), de façon à former une croûte qui va emprisonner les sucs et préserver ainsi toutes les saveurs et qualités nutritionnelles.

Comme me l’a expliqué François Mendes, fondateur à Narosse dans les Landes de l’entreprise TSMP (Tonio Serrurerie Métallerie Plancha), cette manière de cuisiner nous est venue d’Espagne, où elle a été créée au 19ème siècle. Les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle pouvaient ainsi cuire en même temps différentes nourritures sur d’énormes plaques de tôle – planchas en espagnol- posées sur la braise. Il a fallu cependant attendre la fin des années 1990 pour voir l’utilisation des planchas se développer en France, et en premier lieu dans le Sud Ouest.

Cette extension de l’autre côté des Pyrénées a particulièrement souri à la société TSMP puisque la PME créée en 1999 emploie actuellement 25 salariés et est devenue le numéro 1 français des planchas tout inox avec plus de 30 modèles, 1000 points de vente et un chiffre d’affaires de l’ordre de 4 millions d’euros. Chez Tonio, on a fait le choix de l’inox par rapport à des matériaux comme l’aluminium, la fonte et d’autres aciers, pour ses propriétés mécaniques, sa précision de cuisson et l’absence de risque de corrosion.

Mais le succès rencontré par les planchas Tonio tant auprès du grand public que de chefs renommés comme Christian Etchebest repose avant tout sur l’excellence du travail effectué par une équipe pointue d’ingénieurs et de techniciens et sur leur recherche constante d’innovations. Après la conception du futur modèle au moyen de logiciels informatiques au sein du bureau d’études, la fabrication en atelier se déroule en quatre phases : la découpe des pièces au laser – une vingtaine par plancha – leur pliage en fonction de la forme souhaitée, la soudure au gaz des différents éléments et enfin l’assemblage. Chaque étape est réalisée en utilisant les machines les plus innovantes.

TSMP propose ainsi chaque année plusieurs nouveautés, alimentées au gaz pour l’extérieur ou à l’électricité pour l’intérieur. Eh Oui, je vous l’avais bien annoncé ! Grâce aux planchas Tonio 100% Made in Landes, on peut allier cuisine saine, diététique et Art de vivre en toutes saisons.

Art de la table Auvergne Le goût à la française

Le bocal en verre est de plus en plus tendance. Surtout s’il est Le Parfait !

Le bocal en verre a la cote, comme contenant, mode de conservation, vide-poche, tupperware maison. Bref, il est devenu un incontournable dans nos foyers !

Je pense à ceux qui aiment préparer leurs terrines, leurs confitures, leurs légumes… et les conserver. Avec les conserves maison, vous êtes sûr du contenu de votre assiette, soit pas de conservateur, pas de colorant ou autre additif suspect, ce qui n’est pas négligeable. Et surtout vous retrouvez le bon goût des aliments!

Mais pour réaliser soi-même des conserves, il est important d’utiliser des bocaux de qualité sous peine de voir sa préparation gâchée. Et avant tout des bocaux en verre car ce matériau ne triche pas ! Il est sain (ne contient pas de composé chimique comme le Bisphénol A à la différence de certains plastiques alimentaires), lavable et ne garde pas les odeurs.
Justement, dans le village de Puy-Guillaume au cœur de l’Auvergne, on fabrique des bocaux en verre qui portent bien leur nom: Le Parfait! Une marque emblématique créée dans les années 1930 à Reims, dont la production est réalisée depuis 2007 dans une verrerie du Puy de Dôme.

L’usine est impressionnante, à la pointe de la modernité et du développement durable (les bocaux sont produits à 50% en verre recyclé). Le savoir-faire des 300 salariés y garde cependant toute sa place car la fabrication d’un bocal ne compte pas moins de 7 étapes. Certaines sont largement automatisées comme la production de la pâte, le découpage des gouttes versées dans les moules, le moulage, le marquage au laser pour une parfaite traçabilité et la recuisson pour retirer les tensions internes du verre. D’autres sont réalisées en grande partie manuellement comme l’assemblage des différentes parties du bocal, dont la fameuse rondelle en caoutchouc orange, et l’empaquetage.

Ainsi , grâce aux bocaux Le Parfait, chacun peut chez soi, en respectant un minimum de règles, perpétuer la tradition bien française des conserves alimentaires par stérilisation. Il s’agit en effet de l’invention d’un industriel champenois, Nicolas Appert. Ce dernier avait découvert à la fin du 18ème qu’en chauffant à 100°C pendant 2 heures un bocal hermétiquement fermé, on tuait les derniers germes vivants et qu’en le laissant refroidir naturellement, le dégazage permettait d’obtenir un conditionnement sous vide.

Voilà encore, avec les produits Le Parfait, un bel exemple d’une belle marque Made in France, qui fait partie de notre quotidien, de notre culture et qui a su séduire bien au-delà de nos frontières.

Le goût à la française les Hauts-de-France

Les gaufres Meert à Lille, l’un des goûters préférés du Général de Gaulle!

Vous me connaissez, j’adore les gourmandises sucrées et à chaque visite chez mes parents du côté de Lille, je ne manque pas de me faire une «cure» de gaufres. Celles que je préfère, ce sont les plates et fourrées, qui sont une spécialité des Flandres, ma région d’origine familiale, du moins pour une moitié!

Pour une bonne «cure», il me faut impérativement passer à la Maison Meert, une pâtisserie installée depuis 1761 au cœur du Vieux-Lille. Cet établissement, dont la boutique conserve le style flamboyant du 19ème, avait été repris en 1849 par un confiseur belge Michaël Meert. Il y avait créé sa fameuse gaufre garnie à la vergeoise, au beurre et à la vanille de Madagascar.

Ces gaufres « historiques », toujours fabriquées de matière traditionnelle avec la cuisson entre deux fers marqués de l’emblématique monogramme M, puis le détourage et le garnissage à la main et enfin l’emballage par 6 ou 12 unités dans une feuille de papier doré, constituent un véritable régal. Leur douceur exquise n’avait pas échappé à d’illustres personnalités, qui en étaient devenus de fidèles consommateurs, du roi Léopold 1er de Belgique dans les années 1860 à la romancière et première académicienne Marguerite Yourcenar en incluant évidemment le Général de Gaulle. Le grand Homme d’Etat, dont la maison natale est située à quelques centaines de mètres de la pâtisserie, se faisait régulièrement livrer des gaufres Meert à l’Elysée.

Mais le respect des recettes et des savoir-faire d’antan ne signifie pas pour autant l’immobilisme et c’est dans une dynamique d’évolution que se situe la Maison Meert depuis sa reprise en 1996 par son actuel dirigeant Thierry Landron. L’entreprise propose désormais près de 300 produits, des gaufres aux multiples parfums à d’autres pâtisseries et confiseries haut de gamme typiques de la région lilloise. Elle a développé différents services, dont une E-Boutique, un restaurant gastronomique dans ses locaux à Lille et des points de vente à Paris et à Bruxelles.

La Maison Meert est ainsi devenue une société florissante d’une centaine de salariés – elle n’en comptait qu’une quinzaine, il y a 20 ans – ,dont le chiffre d’affaires avoisine les 8 millions d’euros, tout en gardant la fabrication artisanale de gaufres fourrées comme cœur de métier. Elle en produit chaque jour plus de 5000.

Que cette vénérable institution lilloise plus que bicentenaire, célébrée par les plus fins gourmets autour du monde pour l’excellence de sa gaufre, continue très longtemps de cultiver avec toujours autant de passion et de créativité le plus délicieux des péchés : l’Art de la Gourmandise, c’est à la fois un constat et un vœu auxquels mes papilles souscrivent totalement!

Le goût à la française Lorraine

Avec les mandolines De Buyer, c’est tous les jours la fête en cuisine!

Eh Oui ! Une mandoline n’est pas seulement cet instrument à cordes d’origine napolitaine « immortalisé » par Dalida dans « mon petit bambino », c’est aussi pour nous, cuisinières et cuisiniers occasionnels, sans parler des professionnels, l’ustensile indispensable pour émincer parfaitement les légumes.

Autant dire qu’il nous faut une mandoline solide, pratique, précise et super-tranchante ! Et pour dénicher un tel produit et d’autres appareils culinaires d’excellence, je vous emmène chez De Buyer, une entreprise vosgienne située au Val d’Ajol non loin de Remiremont.

« Rester compétitif, se développer à l’international, conquérir de nouveaux marchés, pour être dans la locomotive et non dans un wagon du milieu » tel est le leitmotiv de cette manufacture familiale spécialiste des articles de cuisine haut de gamme depuis 1830. De fait, la Maison De Buyer a trouvé le juste équilibre entre tradition et modernité.

D’un côté, l’entreprise s’appuie sur une expérience de plus de 180 ans dans la transformation des métaux (acier, cuivre, aluminium ou inox) avec des savoir-faire rares en polissage manuel, fluoprojetage et en utilisant toujours une presse à emboutir du début du 20ème siècle. De l’autre, elle innove dans les nouveaux matériaux brevetés par la société, tel le silicone. Elle utilise pour cela des équipements uniques conçus par un bureau d’études intégré.

Cette manufacture presque bicentenaire propose plus de 2500 produits. Reconnue comme marque leader pour la création de nouveaux appareils, elle dépose des dizaines de brevets chaque année. Et la quantité ne nuit pas à la qualité ! Les ustensiles De Buyer sont appréciés par les plus grands professionnels. L’entreprise travaille en partenariat avec les meilleures écoles de formation comme l’Institut Paul Bocuse, l’Ecole Nationale de la Pâtisserie et l’Ecole de Cuisine Alain Ducasse. De plus la société a reçu le prestigieux label d’Entreprise du Patrimoine Vivant.

La conquête de nouveaux marchés est donc une priorité affichée par De Buyer, qui réalise d’ores et déjà un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros dont la moitié à l’export (pour 150 salariés). La société s’est ainsi engagée dans la labellisation  Origine France Garantie de ses produits, un label beaucoup plus difficile à obtenir que l’appellation Made in France car il exige que 50% du prix de revient soit acquis sur le territoire français. C’est un argument important pour conquérir de nouveaux marchés, dans l’Hexagone et surtout à l’étranger, où la renommée d’excellence de notre art culinaire n’est plus à faire !

Pas étonnant que les mandolines et autres poêles « grand-mère » Origine France Garantie de la marque De Buyer « fassent valser » les légumes de tous pays ! C’est déjà le cas dans 95 nations.

Avec Frédéric Jaunault, MOF Primeur Le goût à la française

Selfie Interview de Frédéric Jaunault, MOF primeur

Envie d’épater vos amis dans les dîners? Regardez la dextérité avec laquelle Frédéric Jaunault sculpte une pomme !

Frédéric croule sous les distinctions d’excellence. Il est non seulement Meilleur Ouvrier de France, mais également Champion de France et d’Europe de sculpture sur fruits et légumes.

Par ailleurs, il a créé la première Académie du Fruit et Légume en Europe et la première Ecole du Fruit et Légume sur le Marché national de Rungis.

Autant dire, que c’est un véritable Ambassadeur du Made in France pour nos vergers et potagers!