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Bretagne Jouets Made in France

Tirot, les p’tits bateaux en bois bretons qui vont sur l’eau !

Vous connaissez sûrement la réputation du Jura pour la production des jouets en bois. Mais savez-vous que, dans la petite cité bretonne de Romagné près de Fougères, l’entreprise familiale Tirot n’a rien à envier dans ce secteur. Elle fabrique des bateaux jouets en hêtre depuis 70 ans !

Une belle histoire de reconversion artisanale, ainsi que l’explique Nicolas Tirot qui a repris l’atelier en 2008. En 1946 au sortir de la deuxième guerre mondiale, son grand-père sabotier constate que d’une part les sabots se vendent de moins en moins et que d’autre part de plus en plus de familles partent en vacances au bord de la mer du fait du développement des congés payés. Il décide alors de transformer les coques de sabot en coques de bateau. A charge pour son épouse, qui est couturière, de confectionner les voiles !

Mais il ne suffit pas de construire de  beaux voiliers. Ces embarcations miniatures doivent être, comme dans la comptine, des « p’tits bateaux  qui vont sur l’eau » et ne se renversent pas à la première vaguelette. Leur fabrication nécessite beaucoup de minutie car les coques taillées une par une dans des plateaux de hêtre sont toutes différentes. Il faut, selon Nicolas, compter entre 40 et 50 « passages entre les mains » pour obtenir, après le pontage, la voilerie, le ponçage et la peinture, un bateau parfaitement équilibré.

Et le travail réalisé par Nicolas et un seul salarié porte ses fruits puisque l’entreprise Tirot produit chaque année une vingtaine de modèles de misainiers, thoniers et autres bateaux à voile – le plus grand mesure 70 cm –  pour un total de l’ordre de 10 000 pièces. Elles sont vendues dans plus de 250 magasins en France et à l’étranger.

De plus, la société familiale a reçu le prestigieux label d’Entreprise du Patrimoine Vivant ainsi que le prix à la création Produit en Bretagne. L’établissement maîtrise en effet toute la chaîne de fabrication, y compris la sélection des hêtres que Nicolas, fervent partisan des «circuits courts» et également exploitant-forestier, effectue lui-même dans les forêts de la région. Son souci du « Made in local » est tel qu’il utilise des oeillets de chaussure pour les faux hublots de décoration – Fougères était l’une des capitales françaises de cette industrie jusqu’aux années 1970.

Eh, oui ! Il existe au cœur du pays de Fougères une petite entreprise bretonne qui est le dernier fabricant français de bateaux jouets en bois à résister à la concurrence asiatique. Profitons de cette période de Noël pour souhaiter à la société Tirot de continuer à développer sa production au plus grand bonheur de nombreuses générations d’enfants (et de collectionneurs).

Bretagne Jouets Made in France

Smarty le rat, un doudou haut de gamme 100% Made in France

Non, Ratatouille n’est pas le seul rat sympa! Il y a également Smarty. En plus d’être un adorable petit rongeur en peluche, Smarty est 100% Made in France et porte même la marinière! Il se démarque par son design mais aussi par la qualité des matières utilisées pour sa conception. Des produits bien évidemment respectueux de la santé des enfants et de l’environnement. Chaque détail est soigné, jusqu’au coffret réalisé par Thibault Bergeron, une référence dans l’univers du luxe pour la chocolaterie, la confiserie ou encore la parfumerie. Votre peluche en devient toute précieuse!

Et ce véritable petit bijou est fabriqué à Châteaubourg en Bretagne par l’entreprise Maïlou Tradition. Il est né de l’imaginaire de Nadia Urso- Katrib, une jeune mère de famille, auteur de livres pour enfants et co-fondatrice de l’atelier.

Nadia a créé tout un univers « pédagogique » autour de Smarty en réalisant d’abord un bel album illustré qui raconte son histoire et vous fait découvrir ses compagnons de route (comme la poupée Emma, sa meilleure amie). Désormais, Smarty a dépassé l’univers du livre pour s’incarner également en doudou pour les enfants.

Alors pourquoi un rat ? Eh bien, parce que Nadia avait envie de « réhabiliter » cet animal, de lui redonner ses lettres de noblesse car ces petits rongeurs souffrent d’une mauvaise image alors que, contrairement aux idées reçues, ils sont souvent très utiles. Nadia donne ainsi l’exemple du Mozambique, pays d’Afrique où des rats dressés sauvent des vies grâce à leur extraordinaire capacité olfactive pour détecter des mines antipersonnel ou encore des cas de tuberculose. Par ailleurs, au Japon, c’est un animal qui porte chance et en Chine, la légende raconte qu’il aurait apporté le riz aux hommes.

La mission de notre rat en peluche ou en livre est désormais de protéger les petits et de changer leur regard sur le monde en véhiculant à travers son histoire un message de solidarité, de respect et de tolérance. En plus, Smarty oeuvre pour de bonnes causes ! Pour tout achat d’une peluche, 1 euro est reversé à l’association « I have a dream », qui réalise les rêves d’enfants gravement malades, et, pour celui d’un livre, 1 euro est donné à la SPA de Strasbourg.

Encore un grand bravo à cette maman et à cette entreprise d’avoir fait le pari du Made In France et longue vie à Smarty le rat, qui, j’en suis sûre, accompagnera les rêves de nombreux enfants.

Artisans d'art Bretagne Décoration

L’incroyable histoire des Verreries de Bréhat, dont les créations sont exportées dans le monde entier

Savez-vous que les boules décoratives en verre produites depuis une quinzaine d’années sur la petite île de Bréhat au large de Paimpol n’ont rien à envier à celles fabriquées, selon une tradition multiséculaire, par les meilleurs maîtres-verriers de l’île de Murano sur la lagune de Venise ?

Une histoire incroyable car la Bretagne n’est pas une région à tradition verrière et car rien ne prédisposait Yves Neumager, ancien kiné et directeur de discothèque, à fonder en 1998 les Verreries de Bréhat et à leur donner une notoriété internationale.

Rien, sauf la décision en 1996 de « tout plaquer » pour s’installer sur cette magnifique île bretonne – il aménage la vieille Citadelle – et y créer une activité, qui soit « neuve » en Bretagne, qui fabrique de belles choses et qui respecte les strictes règles insulaires (pas de pollution, pas de bruit, pas de gaz).

Il ne suffit cependant pas de s’entourer d’artisans verriers de talent et de disposer des équipements et matériaux les plus performants pour « percer » dans l’univers du verre et les débuts des Verreries de Bréhat furent difficiles. La persévérance finit par payer lorsqu’en 2002 des clients demandent des boules d’escalier. Le succès est immédiat et l’atelier se lance à fond dans la «quincaillerie décorative de luxe» avec, outre les fameuses boules, des poignées de portes, des luminaires et même des lustres.

Des créations somptueuses, aux décors très élaborés ou fort épurés selon les gammes Séduction ou Prestige, conçues en collaboration avec de grands décorateurs d’intérieur. Ce travail exceptionnel, une douzaine d’artisans verriers le réalisent « en direct » dans un atelier ouvert à la visite au sein de la vieille citadelle – 35 000 personnes par an, dont 20 000 l’été.

Le pari est gagné. Le savoir-faire rare des Verreries de Bréhat, labellisées Entreprise du Patrimoine vivant, est reconnu internationalement. Un chiffre d’affaires de l’ordre du million d’euros, dont 28% à l’étranger. Des créations qui ornent les boutiques et hôtels les plus luxueux des cinq continents.

Bravo à cet entrepreneur breton, grâce à qui les connaisseurs du monde entier parlent désormais de Bréhat pour la verrerie décorative au même titre que de Limoges pour la porcelaine et de Quimper pour la faïence.