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Mars 2017

Au Salon international de l’agriculture, de plus en plus de start-up de la French Tech au service du monde paysan

Savez-vous qu’en France, le métier d’agriculteur fait partie des professions utilisant le plus le numérique ? Selon l’institut de sondage Ipsos, 65% des exploitations françaises sont équipées en objets connectés ou comptent le faire dans les toutes prochaines années.

Cette révolution technologique s’est traduite par une explosion du nombre des start-up présentes au 54ème Salon de l’agriculture, qui s’est déroulé Porte de Versailles à Paris du 28 février au 5 mars. Une cinquantaine de ces jeunes entreprises du numérique et de la robotique, contre une dizaine l’an passé, ont exposé de multiples innovations au service du monde paysan. Parmi elles, de nombreuses start-up de la French Tech s’étaient regroupées au stand de la Ferme Digitale.

Des solutions connectées utilisant des capteurs placés sur les parcelles ou les animaux, par exemple pour aider à la gestion des ressources en eau ou savoir la bonne période d’insémination, ou sur des drones, pour mesurer la colorimétrie des plantes et déterminer précisément les besoins en intrants, ou sur des robots comme des tracteurs indépendants et sans pilote employés par les maraîchers pour désherber.

Ces outils de e-farming, qui visent à améliorer la productivité et les revenus mais aussi la qualité de vie – simplification du travail et économie de temps -, nous nous sommes attachés à les présenter en direct du Salon, avec leurs inventeurs et des utilisateurs, sur le plateau de Midi en France et lors de ma nouvelle émission dominicale C’est ça la France ! sur Sud-Radio.

C’est vrai, l’agriculture française est en crise mais il faut oublier l’image d’Epinal du paysan seul sur son vieux tracteur. En France, le monde agricole est en pleine mutation grâce, entre autres, aux équipements développés par la French Tech. Des outils généralement d’aide à la décision tout en sachant que le dernier mot reste à l’agriculteur.

nathalie schraen guirma made in france salon de l'agriculture

En direct du salon de l’agriculture 2017

 

 

Février 2017

Pyrène, le premier robot humanoïde « bricoleur », est toulousain!

De plus en plus, les robots d’apparence humaine font le buzz. Pensez à NAO, ce robot anthropomorphe de 58 cm de hauteur, également conçu dans l’hexagone, qui a fait le tour des plateaux de télévision et que j’ai également présenté lors d’une émission de Midi en France. Depuis sa commercialisation en 2010, ce « compagnon » interactif et personnalisable a été vendu dans le monde entier à plus de 9000 exemplaires.

C’est une autre étape de la robotique humanoïde qui a été franchie le 9 février à Toulouse avec la présentation de Pyrène par le Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes du CNRS. Un robot conçu par le LAAS en partenariat avec la société espagnole PAL Robotics, d’où le nom de Pyrène en référence au massif des Pyrénées séparant les deux pays.

Figurez-vous que Pyrène mesure 1,75 m, pèse 100 kg (contre 5 kg pour NAO) et peut réaliser 32 mouvements articulaires indépendants ! Grâce à des capteurs, il est capable de se déplacer sur des terrains accidentés (comme monter des escaliers) et il porte des charges atteignant jusqu’à 6 kg sur chaque bras. Pyrène est surtout le premier robot de ce type pouvant exécuter des tâches complexes en se servant d’outils, comme effectuer des vissages ou percer des trous.

Eh oui, en cette époque où la robotique est souvent critiquée pour les suppressions d’emplois qu’elle entraînerait, n’oublions pas les multiples possibilités qu’offre un robot « bricoleur » tel que Pyrène, notamment pour intervenir dans des zones à risque au bénéfice de notre qualité de vie à tous. Bravo à cette fructueuse collaboration scientifique entre le Made in France et le Made in Spain !

Nathalie Schraen Guirma Made in France

Robot Pyrene

 

Janvier 2017

CES de Las Vegas 2017 : la French Tech continue de faire fureur.

Les entreprises françaises sont une fois de plus venues en nombre au Consumer Electronic Show, ce salon de l’électronique grand public dont la cinquantième édition s’est tenue à Las Vegas du 5 au 8 janvier 2017 : 275 exposants contre 190 en 2016, soit la troisième délégation après les Etats-Unis et la Chine. Parmi ces sociétés, 178 étaient des start-up (128 en 2016 et 66 en 2015), soit environ 30% des 570 présentes au CES.

Mais pour la French Tech, la quantité n’a pas été privilégiée au détriment de la qualité. Plusieurs de nos start-up ont été primées, dont encore des « jeunes pousses » nantaises. Sensorwake, déjà lauréate en 2016 pour son réveil « olfactif » – rappelez-vous, je vous ai présenté cette invention du jeune étudiant Guillaume Rolland dans mon blog et aussi sur le plateau de Midi en France ! – a de nouveau été récompensée en catégorie innovation pour son Sensorwake Oria, qui améliore la qualité du sommeil par une diffusion d’odeurs et de parfums. Une autre start-up de la capitale des Pays de la Loire, Myscript, a reçu le prix de la meilleure application avec NEBO, qui permet de transformer directement l’écriture avec stylet sur tablette en traitement de texte.

Eh oui ! La France continue de faire la course parmi les pays qui sont à la tête de l’innovation technologique, et plus particulièrement de la révolution numérique. La French Tech est en nous !

 

Décembre 2016

Noël 2016 : de plus en plus de jouets Made in France attendus sous le sapin

Ca y est ! Le Père Noël est de retour, ce moment tant attendu des enfants …. et des magasins de jeux et jouets qui réalisent 50% de leurs ventes en novembre et décembre, pour un montant annuel, en France, de l’ordre de 3,5 milliards d’euros.

Un marché national qui reste sous l’emprise des fabricants asiatiques (plus de 60%) mais où la part du Made in France, après être descendue à moins de 7%, augmente à nouveau : 8,5% en 2015, 10% attendus en 2016 selon l’Association des créateurs-fabricants de jouets français (ACFJF).

Cette croissance est soutenue par les campagnes de promotion de l’ACFJF. L’association, qui regroupe la trentaine d’entreprises du secteur, contre 200 il y a 25 ans, a ainsi organisé la pose de 3000 affiches « Le Père Noël est toujours fier de fabriquer et de créer en France » dans un millier de points de vente.

Il existe certes des domaines où le Made in France est largement compétitif comme les jeux de société, il existe également des jouets «cultes» dont le succès traverse les générations tels Meccano et Sophie la Girafe. Il s’agit donc surtout pour les entreprises hexagonales et la distribution de mettre en valeur les spécificités du savoir-faire français, sa capacité d’innovation, la qualité des composants et de fabrication, en particulier dans des créneaux comme les jeux électroniques, les jouets connectés et les peluches, où le différentiel de prix reste de 15 à 20% par rapport à la concurrence.

« Depuis deux ans, nous sentons un développement de la demande de produits français auprès des grands-parents mais aussi des parents et même des jeunes parents », selon un responsable d’une grande enseigne. Nul doute que sur la base d’une aussi belle prémisse, le Père Noël déposera encore plus de jeux et jouets Made in France sous les sapins cette année !

 

Novembre 2016

Un mois propice à la promotion des savoir-faire français, dont ceux des Entreprises du Patrimoine Vivant

Eh oui ! En novembre se tient chaque année à Paris le salon MIF Expo des produits Made in France. Cette manifestation est devenue un acteur incontournable pour la promotion des savoir-faire des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, qui ont fait le choix de concevoir et fabriquer sur le territoire national.

La 5ème édition, qui s’est déroulée du 18 au 20 novembre 2016 Porte de Versailles, a tenu toutes ses promesses en accueillant 450 exposants (contre 400 en 2015) . L’accent a été mis sur les innovations dans les secteurs du numérique, de la santé et de l’environnement ainsi que sur les nouvelles technologies au service de la mode et de l’habillement. De plus, cette période pré-électorale a été l’occasion d’organiser des débats et conférences autour des enjeux liés à l’industrie française.

Parmi les sociétés représentatives du Made in France, figurent évidemment les établissements ayant obtenu le prestigieux label Entreprise du Patrimoine Vivant. Ces quelques 1400 EPV, qui ont largement participé au MIF Expo, constituent une vitrine des savoir-faire français et une superbe référence à l’export.

Et c’est également en novembre, le 23, qu’a eu lieu au Sénat la 4ème Rencontre parlementaire des Entreprises du Patrimoine Vivant. Cet événement préparé par l’Institut Supérieur des Métiers et placé sous la présidence de la Secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire avait pour objectif de « mieux informer et sensibiliser les élus nationaux sur le label d’Etat EPV et sur son évolution et ses perspectives ». Il a réuni plusieurs dizaines de parlementaires et de dirigeants d’EPV autour de deux tables rondes « Les EPV, ambassadeurs des savoir-faire français à l’international » et « Les EPV, acteurs de l’attractivité et du tourisme du savoir-faire ».

Une rencontre à laquelle j’ai eu l’honneur d’être invitée comme Grand Témoin en tant que blogueuse sur les savoir-faire français et chroniqueuse TV pour le Made in France.

Sénat Nathalie Schraen-Guirma

4 ème Rencontre Parlementaires au Sénat des Entreprises du Patrimoine Vivant

Sénat Nathalie Schraen-Guirma

4 ème Rencontre parlementaires au Sénat des Entreprises du Patrimoine Vivant

 

 

Octobre 2016

La Fashion Week parisienne, un événement phare qui a mis en lumière une industrie de la mode française au poids économique supérieur à celui de l’aéronautique !

Cette Semaine de la mode, qui s’est déroulée à Paris du 27 septembre au 5 octobre, a bénéficié d’une couverture exceptionnelle des médias, malheureusement trop souvent centrée sur le braquage, dans son hôtel parisien, de l’une des invitées vedettes, la starlette américaine Kim Kardashian.

La Fashion Week, qui se tient deux fois par an, au printemps et en automne, dans les plus beaux lieux parisiens, c’est avant tout l’un des quatre plus grands événements mondiaux consacrés à la mode, avec successivement New-York, Londres, Milan et enfin Paris. Cette « semaine » regroupe environ 300 défilés, ses retombées directes pour la capitale sont évaluées à 1,2 milliard d’euros par an et ses effets sur les ventes des créations Made in France sont estimés à plus de 10 milliards.

De plus, le succès médiatique et commercial de la Fashion Week a donné l’occasion de mettre sous le feu des projecteurs le formidable dynamisme de l’industrie de la mode en France. Ainsi, selon une étude de l’Institut français de la mode, l’ensemble du secteur, en incluant les vêtements, la maroquinerie, les parfums, l’optique, l’horlogerie et la joaillerie, représente 1 million d’emplois et un chiffre d’affaires de 150 milliards d’euros, contre 102 pour l’aéronautique.

 

Septembre 2016

Une deuxième édition des Assises du Produire en France, qui a tenu toutes ses promesses

Les Assises du Produire en France, vous connaissez nécessairement cet événement si vous vous intéressez tant soit peu à la promotion du Made in France et surtout si vous êtes, et je n’en doute aucunement, un (e) fidèle de mon blog ! Vous y avez donc lu (et écouté) une interview d’Yves Jégo présentant cette rencontre des acteurs du Produire en France. Elle s’est tenue au Centre des Congrès de Reims les 8 et 9 septembre après une première édition en septembre 2015, également dans la cité des Sacres.

Le député-maire et ancien Ministre du Président Sarkozy, initiateur en 2012 du label Origine France Garantie, est, avec l’ancien Ministre du Président Hollande Arnaud Montebourg, l’instigateur et le parrain de cette manifestation dans le cadre de leur association Vive la France.

Les Assises 2016, qui avaient pour thème « A l’heure des grands choix pour la France, quel avenir pour le patriotisme économique ? » ont réuni environ 600 dirigeants d’entreprises, de tous secteurs et de toutes tailles, des PME aux groupes comme EDF, Amazon, Nestlé, Kronenbourg et Véritas, ainsi que de nombreux experts et représentants institutionnels tels Jacques Attali ou Alain Bazot, le Président de l’UFC Que Choisir.

Des débats structurés autour de quatre tables rondes : « Produire en France, avantage ou inconvénient ? » , « Usurpation d’origine : un danger pour nos entreprises ? », « L’origine fait-elle vendre ? » et « L’excellence française, mythe ou réalité ?» avec en plus, en cette période pré-électorale, l’organisation d’un Grand Oral de l’Elysée.

Ainsi, un peu plus de 6 mois avant l’élection présidentielle, une quinzaine de candidats potentiels, de tous courants politiques, sont montés à la tribune pour présenter, en un quart d’heure, leur vision et leurs propositions pour le Produire en France. Cette séquence originale a constitué un temps fort, dont la grande couverture médiatique a donné une notoriété exceptionnelle à cette édition 2016, en mettant en exergue sa place grandissante dans la mise en valeur des performances de notre pays en matière d’excellence et d’innovation et dans la défense des produits, des emplois et des savoir-faire français.

Des Assises qui ont donc tenu toutes leurs promesses et auxquelles votre « blogueuse préférée » avait été invitée en tant que chroniqueuse pour le Made in France dans votre émission « tout aussi préférée » ! En effet, nous aussi, au sein de l’équipe de Midi en France, nous participons, chaque jour de la semaine et dans chaque région visitée, à la promotion de cette belle cause nationale qu’est le Produire en France.

 

Août 2016

Un mois formidable pour le Made in France dans les transports : des « hélicos » pour le Koweit, des TGV pour les USA !

Quel magnifique mois d’août pour l’industrie française dans le secteur des transports ! En début de mois, l’Etat koweitien a acheté 30 hélicoptères à Airbus. Fin août, Alstom a vendu 28 rames de TGV nouvelle génération à la compagnie ferroviaire américaine Amtrak.

Les trente aéronefs seront construits sur le site industriel d’Airbus Helicopters à Marignane près de Marseille. Le contrat porte également sur la maintenance et la formation, pour une somme totale d’un milliard d’euros.

Pour les TGV, qui circuleront sur la ligne Boston – Washington via New York, le montant de la vente s’élève à 1,8 milliard d’euros. Les rames seront certes fabriquées dans l’usine Alstom d’Hornell dans l’Etat de New York. Il s’agit cependant d’une vitrine exceptionnelle pour leur technologie Made in France, et en particulier sur le site historique du groupe à Belfort, au moment où de nombreux projets de lignes à grande vitesse sont en cours ou à l’étude aux Etats-Unis et dans plusieurs autres « grands » pays (Russie, Australie, Chine).

Quels nouveaux beaux succès à l’échelle mondiale pour ces deux entreprises, que nous avons déjà eu la chance (et l’honneur) de présenter lors l’émission Midi en France !

 

 

Juillet 2016

Gymnova, la PME marseillaise qui équipe les J.O de RIO!

Eh oui ! Les poutres, barres, chevaux d’arçon et autres agrès qu’utilisent les gymnastes lors des Olympiades ont été fabriqués par l’entreprise phocéenne Gymnova. C’est un nouveau sacre olympique pour cette société, dont les matériels avaient déjà été retenus en 2012 pour les J.O de Londres.

Quelle belle aventure pour cette PME créée à Marseille en 1978 par deux entraîneurs de gymnastique, dont l’objectif premier était de combler le manque d’équipements destinés à l’initiation des enfants! Après avoir conquis le marché des gymnases scolaires, Gymnova a poursuivi son développement vers le sport de haut niveau en devenant un leader mondial dans ce secteur, avec des représentations sur les cinq continents, un chiffre d’affaires de l’ordre de 25 millions d’euros et plus de 150 employés.

Made in France Nathalie Schraen Guirma

Crédits: Thomas COEX. AFP

 

Juin 2016

La PGO e-Hemera, une voiture « verte » conçue par des étudiants d’Alès, primée au Lépine 2016

Les véhicules de sport PGO qui font « craquer les femmes », vous les connaissez certainement, du moins si vous êtes un fidèle lecteur de mon blog (ou téléspectateur de Midi en France), ce dont je ne doute pas ! Eh bien, figurez-vous que l’association « Cévennes Club Car » d’étudiants de l’Ecole des Mines d’Alès a obtenu l’un des trois grands Prix du dernier Concours Lépine, celui de l’Assemblée Nationale, en présentant une version électrique du modèle PGO Hemera, un « bolide » à essence construit par l’entreprise alésienne.

Les élèves-ingénieurs ne se sont pas contentés d’innover pour la propulsion : deux moteurs électriques « maison » développant une puissance totale de 100 CV à une tension de 96 V. Ils ont aussi utilisé de la fibre de lin pour réaliser la carrosserie. Une collaboration parfaite entre l’association d’étudiants et le constructeur cévenol qui a débouché sur cette voiture entièrement respectueuse de l’environnement, réalisée 100% Made in France.

A noter que parmi les autres lauréats 2016 figure un autre ancien invité de l’émission Midi en France, l’ingénieur niçois Raoul Parienti, pour un projet révolutionnaire de système de transport urbain par véhicule. Eh oui, on a le « nez creux » pour vous présenter les meilleurs de nos inventeurs, à Midi en France !

 

Mai 2016

Le choix du Made in France pour 12 sous-marins australiens, un cocorico de plus pour notre construction navale !

Après l’achat en avril de quatre gigantesques paquebots de croisière aux Chantiers STX de Saint-Nazaire par l’armateur italien MSC – un montant de 4 milliards d’euros -, un autre « contrat du siècle » est annoncé pour notre industrie navale.

L’Australie a en effet choisi le groupe français DCNS, détenu par l’Etat (2/3) et la société Thalès (1/3), comme partenaire pour le renouvellement de sa flotte sous-marine. La commande porte sur 12 submersibles de nouvelle génération du modèle Barracuda pour un coût de 34,5 milliards d’euros. Leur construction sera certes réalisée à Adélaïde dans le Sud de l’Australie mais une part de 8 milliards devrait revenir aux industriels de l’Hexagone, ce qui représente plusieurs milliers d’emplois sur les sites de la DCNS à Cherbourg, Lorient et Nantes et pour les 200 sous-traitants. Le contrat prévoit la conception, les transferts de technologie, la fabrication, la maintenance et la formation des équipages sur une durée de 25 ans !

Bravo à cette belle entreprise française qui a remporté ce marché face au groupe allemand ThyssenKrupp et à un consortium japonais emmené par Mitsubishi. Et un grand cococico pour l’ensemble de notre construction navale, qu’elle soit spécialisée dans les navires militaires, les paquebots ou les voiliers de loisirs et de compétition. L’émission Midi en France a présenté récemment plusieurs chantiers navals leaders mondiaux dans ce dernier secteur.

 

Avril 2016

Le salon Made in France Première Vision, l’incontournable rendez-vous de l’excellence de la filière mode française

Un succès de plus pour ce salon des savoir-faire français de la filière mode, dont la 14ème édition, organisée à Paris au Carreau du Temple les 6 et 7 avril 2016, a été fréquentée par 2 533 professionnels (11% de plus qu’en 2015). Cette manifestation s’affirme ainsi comme le rendez-vous privilégié des créateurs de mode et directeurs de collection à la recherche de fabricants pour produire les modèles.

En effet, si la haute couture et le prêt-à-porter de luxe sont des domaines emblématiques de la réussite internationale de la France, ce succès est dû pour beaucoup à ces centaines d’entreprises françaises, de toutes tailles et représentant 80 000 emplois, qui leur présentent une offre créative d’une qualité exceptionnelle, notamment par rapport à la concurrence venue d’Asie, de Turquie ou du Maghreb. Des produits Made in France qui concernent aussi bien les matières premières (tissus et cuirs), leur ennoblissement, le façonnage, le tricotage et la confection, les composants et les accessoires que la réalisation de patrons et de prototypes ou l’intégration de l’électronique dans les tissus comme le réalise une start-up grenobloise.

Cette année, le thème du salon était « La mode est un territoire » avec pour objectif de « mettre en avant l’ensemble des territoires de l’industrie de la mode française et leurs savoir-faire ». Un objectif partagé par l’émission Midi en France qui présente dans chaque ville visitée des entreprises de la région représentatives de l’excellence du Made in France dans les secteurs du textile et du cuir. Plusieurs d’entre elles faisaient partie des exposants de l’édition 2016.

 

Mars 2016

Les cosmétiques Made in France, des produits de beauté dont les exportations ont atteint des records « éblouissants » en 2015

Ca y est, les Douanes ont donné leurs chiffres pour 2015. Et ils sont « éblouissants » pour les crèmes de soin, parfums et maquillages Made in France ! Jugez plutôt : nos ventes à l’étranger de produits de beauté se sont élevées l’an passé à 11,8 milliards d’euros (contre 11,3 en 2014) et l’excédent commercial a atteint un niveau record de plus de 9 milliards. Cette branche se situe en deuxième position comme secteur exportateur en France, après l’aéronautique mais devant les vins et spiritueux (11,7 Mds euros).

Une forte progression, notamment dans l’UE (+ 6%), aux Etats-Unis (+15%), en Chine (+8%) et aux Emirats-Unis (+15%), qui conforte la place de la France comme numéro 1 mondial pour l’exportation des cosmétiques, avec une part de marché de 16%, loin devant les « USA » et l’Allemagne (11%). Ce succès est certes « tiré » par les marques de grands groupes comme LVMH, L’Oréal et Chanel mais pas que ! Il est aussi porté par le dynamisme d’un tissu de quelques 800 entreprises, de toutes tailles, souvent à la pointe de l’innovation.

Cette industrie cosmétique aux produits exceptionnels, Midi en France s’attache à la promouvoir. L’émission a ainsi présenté depuis janvier 2016 trois beaux établissements de ce secteur : Sisley à Blois au cœur de la Cosmetic Valley, l’Occitane en Provence à Manosque et la parfumerie Fragonard à Grasse.

 

Février 2016

La Renault Talisman élue « plus belle voiture de l’année ».

La voiture française a remporté le trophée de La Plus Belle Voiture de l’Année 2015 lors du 31ème Festival Automobile International, qui s’est tenu du 27 au 31 janvier 2016 à Paris à l’Hôtel des Invalides. Un événement totalement dédié à la beauté et au design automobile, où les constructeurs présentent chaque année leurs dernières créations.

La Talisman a obtenu cette distinction avec brio puisque la berline familiale haut de gamme a reçu 40% des votes des 125 000 internautes de toute l’Europe, ayant participé à l’élection. La Talisman a ainsi devancé la britannique Jaguar F-Pace et le coupé allemand Mercedes Classe C. L’an passé, le Prix avait été attribué à la Jaguar XE et il faut remonter à 2011 pour trouver la dernière lauréate tricolore, la Citroen DS 4, et à 2008 pour le précédent succès de la marque au losange, avec la Laguna Estate.

Félicitations aux ingénieurs et designers du groupe Renault pour ce trophée, qui augure de la plus belle des carrières, hexagonale et internationale, pour la Talisman. Cette élégante représentante du Made in France de l’automobile est produite à l’usine de Douai dans le département du Nord depuis septembre 2015.

 

Janvier 2016

Une fois de plus, la French Tech a créé le buzz au Consumer Electronics Show de Las Vegas.

L’édition 2016 du CES de Las Vegas a confirmé et amplifié le débarquement en force de la France à ce véritable Festival de Cannes de l’électronique et du numérique, qui s’est tenu du 6 au 9 janvier 2016. Rendez-vous compte : près de 190 entreprises françaises, 60 % de plus qu’en 2015, dont 128 start-up, contre 66 l’an passé, ont participé à ce plus grand salon mondial du high-tech. La France était de loin la nation étrangère la plus représentée, juste derrière les « States » et leurs 193 « companies ».

De plus, c’est la société 10-vins, une « jeune pousse » nantaise qui a remporté cette année le prix de la meilleure start-up avec sa D-Vine, une machine de dégustation de vin au verre connectée. La D-Vine fonctionne selon le principe d’une machine à café avec des flacons de 10 cl à la place des capsules. Le vin est mis dans des conditions de température et d’aération idéales en moins d’1 minute, grâce à une puce électronique placée sur le flacon, qui transmet les informations nécessaires à la D-Vine !

Eh oui ! La France fait partie des pays les mieux placés dans la révolution numérique, un secteur dont la part dans le PIB national devrait doubler d’ici 2020, avec un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros et la création d’un million d’emplois en 3 ans.

 

Décembre 2015

Un beau cadeau de Noël pour la marque française Michel et Augustin, ses biscuits seront distribués aux Etats-Unis par Starbucks à partir de janvier.

Vous l’avez bien lu, les petits sablés et autres biscuits aux goûts les plus variés fabriqués 100 % Made in France sous la marque Michel et Augustin seront très bientôt en vente dans les 7624 cafés Starbucks américains.

Quel succès pour cette PME créée en 2004 par deux jeunes diplômés d’école de commerce Michel de Rovira et Augustin Paluel Marmont ! L’entreprise, qui se proclame « trublionne du goût », ne produit pas elle-même les biscuits. Elle en conçoit les recettes qui sont testées dans ses locaux de Boulogne Billancourt. Les produits sont ensuite fabriqués en France par une dizaine de sous-traitants.

Un réussite qui n’est pas tombée du ciel car elle est le fruit d’une exigence constante de qualité et d’une stratégie marketing exceptionnellement efficace. Pas de doute que les 30 millions d’Américains, clients habituels des cafés Starbucks, feront bondir à nouveau le chiffre d’affaires de Michel et Augustin. Il devrait déjà atteindre 50 millions d’euros en 2015 contre 35 millions en 2014.

 

 

Novembre 2015

Un mois période faste pour la promotion du savoir-faire et des produits Made in France

Commençons par le Salon international du chocolat Porte de Versailles où, pour la première fois, un Français a été sacré vainqueur de la finale du World Chocolate Masters, un concours organisé depuis 10 ans par le groupe Cacao Barry. Ainsi, Vincent Vallée, un jeune pâtissier de 27 ans exerçant à Anglet dans le Pays Basque, portera le titre de Meilleur Artisan Chocolatier au monde pendant trois ans.

Continuons par le Salon international du Patrimoine Culturel, encore à Paris mais au Carrousel du Louvre. La thématique de cette 21ème édition était « patrimoine et modernité ». C’était une occasion unique, pour le public et les professionnels du patrimoine bâti, d’échanger (et d’assister à des démonstrations) avec plus de 300 artisans de toutes les régions françaises et d’une dizaine de pays, au savoir-faire d’exception dans ce secteur très diversifié, qui sait parfaitement s’exporter. Des métiers dans des secteurs traditionnels (taille de pierre, ébénisterie, zingage, restauration de tapisseries, …) comme dans des domaines d’innovation (créateurs de technologies numériques, …).

Terminons par le MIF Expo, également Porte de Versailles. Créé en 2012, ce véritable « Salon du Made in France » est devenu un acteur incontournable de la promotion des produits conçus et fabriqués en France. Les chiffres de cette quatrième édition sont particulièrement éloquents : 400 exposants, 90 000 visiteurs sur les trois jours du salon, 400 journalistes, des indices de satisfaction de l’ordre de 90% tant pour les visiteurs que pour les exposants. Une priorité a été donnée cette année à l’innovation, avec plus de 40 entreprises créatrices dans quatre secteurs d’activité : santé, logement, énergie-environnement et robotique-numérique.

Ces trois salons, qui sont des manifestations annuelles – sur la période du 28 octobre au 8 novembre en 2015 – je vous les recommande si, comme moi, vous aimez rencontrer ces acteurs qui font vivre le Made in France, avec en plus l’opportunité de déguster les meilleurs chocolats et de trouver de superbes idées pour les cadeaux de Noël. Pour ma part, je suis tombée sous le charme d’une peluche Smarty Le Rat, pour mon petit adoré, évidemment !

 

 

Octobre 2015

Attribution du Grand Prix du Rayonnement français au Président du Secours Populaire

Le 7 octobre, la cérémonie de remise du Grand Prix du Rayonnement français (à laquelle j’avais été invitée en tant que représentante du Made in France), s’est déroulée dans les salons du Quai d’Orsay, en présence du Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

Ce Prix créé en 2009 par l’association Racines France récompense chaque année des initiatives françaises ou étrangères s’inscrivant dans un souci de préservation de notre patrimoine matériel ou immatériel à l’étranger, d’amélioration des connaissances sur notre présence outre-frontière ou de promotion de nos valeurs de démocratie, d’humanisme et d’entraide.

C’est ainsi qu’en 2015 le Grand Prix a été attribué à M. Julien Lauprêtre, Président du Secours Populaire Français. Six autres prix thématiques ont été également décernés, au vice-président de la Conférence des chambres consulaires africaines et francophones pour le rayonnement francophone ainsi qu’aux dirigeants de cinq sociétés ou fondations représentatives de l’excellence du Made in France à l’étranger ou pour les étrangers : Prix des rayonnements économique (filiale sénégalaise du groupe de BTP Eiffage), gastronomique (Maison de champagne Duval-Leroy), touristique (restaurant parisien La Tour d’Argent), culturel (cabinet d’architecture Wilmotte & Associés) et environnemental (fondation Tara expéditions, organisant des missions scientifiques et éducatives avec la goélette Tara).

 

 

Septembre 2015

Plein succès pour la seconde édition du Salon Révélations au Grand Palais

Le pari est réussi. Le Salon Révélations 2015, organisé à Paris au Grand Palais du 9 au 13 septembre par l’organisation professionnelle des Ateliers d’Art de France, a connu un succès retentissant avec un total de 38566 visiteurs dont 33% de professionnels, soit une hausse de 15% par rapport à la première édition en septembre 2013.

Cette biennale, inaugurée en présence du Premier Ministre et de la Secrétaire d’Etat chargée du commerce et de l’artisanat, a rassemblé 340 créateurs, avec une forte dimension internationale puisque 70 d’entre eux étaient étrangers venant de 17 pays d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie. La Corée du Sud était le pays à l’honneur lors de cette édition.

« Mais plus qu’un salon à vocation commerciale, cet événement est un manifeste qui affirme l’identité des métiers d’art, leur part essentielle dans nos cultures et dans l’économie mondiale de la création », selon Serge Nicole, Président du salon et d’Ateliers d’Art de France (voir interview de Serge Nicole dans la rubrique Selfie ITW). Le succès de Révélations 2015 génère d’ores et déjà un fort enthousiasme pour la préparation de la troisième édition en 2017.

 

Août 2015

Cet été, on se presse aux Chantiers Navals STX de Saint Nazaire pour découvrir le plus grand paquebot du monde 

Le tourisme d’entreprise en France, cela devient tendance ! 13 millions de visiteurs en 2014 – 2500 entreprises ouvertes au public, dont une centaine pour les industries de haute technologie. Une superbe occasion de donner à voir leurs savoir-faire et leurs capacités d’innovation.

Et dans ce secteur, ce sont les Chantiers Navals STX France qui font le buzz en Loire Atlantique avec 30 000 visiteurs en 2014 et des visites guidées qui font le (trop) plein cet été. Pas étonnant car on y découvre Harmony of the Seas, le plus grand paquebot de croisière du monde actuellement en construction à Saint Nazaire. Un navire hors normes, de 370 m de long, 70 m de haut et 60 000 tonnes d’acier, pouvant accueillir plus de 6000 passagers, dont la réalisation nécessite une incroyable logistique, du parc à tôles jusqu’à l’armement.

La découverte de ce « géant des mers » par des dizaines de milliers de touristes français et étrangers ne constitue-t-elle pas la meilleure des promotions pour cette entreprise emblématique du Made in France en construction navale ?

harmony of seas

Harmony of the Seas

 

Juillet 2015

106 ans après Blériot, un nouvel exploit Made in France au-dessus du Channel : l’avion électrique d’Airbus traverse la Manche

Parti de Lydd en Angleterre, le petit avion E-Fan d’Airbus a atterri à Calais 40 minutes plus tard. Une prouesse réalisée par Didier Esteyne, pilote et concepteur de ce biplace 100% électrique de 6,7 m de long et 9,5 m d’envergure, construit en fibre de carbone et propulsé par deux moteurs alimentés par des batteries. L’appareil peut voler jusqu’à 220 km/h pour une durée de 45 mn à une heure.

Cet avion, silencieux et n’émettant pas de CO2 – que rêver de mieux pour lutter contre la pollution ! – est le fruit d’un partenariat entre Airbus et la start-up ACS (Aero Composite Saintonge) basée en Charente Maritime.

Un véritable exploit technologique, qui entre dans l’histoire de l’aviation au même titre que la traversée de la Manche par Louis Blériot en 1909 et le tour du monde, en cours, de l’avion Solar Impulse, avec, à la différence de ce dernier, des perspectives précises de développement. Airbus prévoit la production de 60 à 80 E-Fan 2.0 à partir de 2017, notamment pour les avions-écoles, et envisage celle d’appareils hybrides de 100 places pour les années 2030. Eh oui ! En innovation aéronautique, le Made in France a toujours un coup d’avance.

 

Juin 2015

IG, un nouveau label pour protéger et promouvoir les produits d’excellence de nos territoires

Pourquoi créer un nouveau label puisqu’existent déjà l’AOC, l’appellation d’origine contrôlée, et l’IGP, l’indication géographique protégée ? Mais ces derniers ne concernent que les produits agricoles ou alimentaires.

Avec le lancement début juin 2015 du label Indication géographique (IG) par le Secrétariat d’Etat au Commerce et à l’Artisanat, ce sera au tour des produits manufacturés représentatifs de leur « territoire » et de « l’art de vivre à la française », comme le parfum de Grasse ou le porcelaine de Limoges, de pouvoir bénéficier d’une protection face aux contrefaçons et d’une promotion à l’export.

A condition toutefois de satisfaire à un « cahier des charges » des plus stricts : la dénomination d’une zone géographique servant à désigner un produit artisanal, manufacturé, qui possède une qualité, une réputation ou des caractéristiques exclusivement attribuées à cette origine géographique.

D’ores et déjà, plus de 200 produits industriels et artisanaux ont fait l’objet de demandes d’homologation auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle pour l’obtention du futur logo IG France. Quel succès pour ce tout nouvel instrument de la valorisation du savoir-faire Made in local ! 

 

Mai 2015

Ektos, le casque de pompier qui permet de voir à travers la fumée, primé au Concours Lépine 2015

La semaine dernière, a eu lieu comme chaque année, le concours Lépine 2015 pendant la Foire de Paris. J’avais très envie de partager avec vous une invention que j’ai trouvé géniale: un casque de pompier qui permet de voir à travers la fumée.

C’est une innovation fantastique pour ceux qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. Le casque Ektos (« sauver » en grec) permet de distinguer les obstacles à travers les fumées les plus denses grâce à une petite caméra infrarouge. Les images sont projetées sur la visière du pompier, qui les voit en superposition de sa propre vision. Elles sont également transmises en temps réel aux pompiers qui organisent l’intervention depuis l’extérieur.

Rien d’étonnant donc à ce que cette invention, mise au point par deux jeunes ingénieurs de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en collaboration avec des pompiers de Seine et Marne, ait reçu l’un des trois grands Prix du Concours Lépine 2015, celui de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile de France.

Gageons qu’une telle distinction devrait permettre à la start-up Ektos, créée par les deux inventeurs, de trouver rapidement des partenaires financiers et industriels pour commercialiser ce casque conçu 100% Made in France au profit des soldats du feu.